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Jamais Evenepoel n'a roulé la troisième semaine d'un grand tour...

Alors que le peloton de la Vuelta  se repose dans le sud de l'Espagne, Remco Evenepoel, qui rêve d'offrir à la Belgique sa première victoire dans un grand tour depuis 44 ans, va devoir relever les défis d'une troisième semaine totalement inédite pour lui...

 

Jusqu'ici, Remco Evenepoel peut se targuer d'un bulletin presque parfait sur cette Vuelta 2022, dont il reste le leader incontesté avec 1'34" d'avance sur Primoz Roglic et 2'01" sur Enric Mas.

Lors de la première semaine, il a parfaitement contrôlé la course, s'emparant du maillot rojo lors de la sixième étape à San Miguel de Aguayo, au terme d'une démonstration dans le brouillard, quelques jours avant un nouvel exploit sur le mur de Las Praeres, où il a maté tous ses rivaux

Malgré la perte de deux équipiers importants (Serry et Alaphilippe), il a ensuite bien cadenassé la course sur les 4 étapes suivantes avant de perdre du temps sur Roglic (et Mas) à la Sierra de la Pandera, samedi (45 secondes) et - dans une moindre mesure- à la Sierra Nevada, dimanche (15 secondes).

Autre point important qui est une garantie pour le futur : Evenepoel a aussi relevé le défi de la haute altitude dimanche, dans une étape qui a flirté avec les 2500 mètres, des hauteurs qu'il avait très mal digérées au récent Tour de Suisse.

Il reste six étapes à disputer, cinq si l'on considère que la parade vers Madrid, le dernier jour (96 km) s'apparentera, comme toujours à un criterium avant un sprint massif. 

Parmi ces 5 étapes, c'est celle de samedi, la veille de l'arrivé, avec la montée finale au col de Navacerrada (5 cols, dont 3 de première catégorie) qui s'annonce comme la plus délicate.

Celle de jeudi, vers l'Alto de Piornal semble également piégeuse. Autant dire que le suspense sera total jusqu'au soir de la vingtième étape.

Mais il faut noter que pour Remco Evenepoel, cette troisième semaine de la Vuelta s'apparente à une grande plongée dans l'inconnu : ce sera en effet sa première troisième semaine dans un Grand Tour. Un cap que tous les coureurs redoutent de franchir.

Lors de sa seule expérience précédente sur une course de 3 semaines, le Giro 2021, il avait abandonné au soir de la 17e étape, le lendemain de la troisième journée de repos, après avoir terminé à 36 minutes de Daniel Martin, le vainqueur du jour et après avoir perdu 24 minutes lors de l'étape précédente, sur la route de Cortina d'Ampezzo.

C'était un autre temps et Remco Evenepoel était un autre coureur. C'est du moins ce que toute la Belgique espère...

(LpR/Picture : Twitter)

LpR

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Journaliste FR @Tagtik - Rubriques société, politique et économie

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