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L'épave mythique retrouvée 100 ans plus tard en Antarctique

L'épave de l'Endurance, navire de l'explorateur britannique Ernest Shackleton qui avait coulé en 1915, a été retrouvée début mars par une équipe de recherche

On a ainsi enfin retrouvé la trace de ce navire mythique, rendu célèbre par l'explorateur britannique Ernest Shackleton et brisé par les glaces en 1915 au large de l'Antarctique. L'épave repose à 3.008 mètres sous la surface dans la mer de Wedell.

"Nous sommes très émus d'avoir localisé et capturé des images de l'Endurance", explique un communiqué signé par Mensun Bound, directeur de l'expédition d'exploration organisée par le Falklands Maritime Heritage Trust.

Des caméras ont permis de reconnaître sans la moindre équivoque la coque et les différentes structures de l'embarcation, plongée sous la surface depuis plus d'un siècle mais préservée par les organismes marins et les eaux froides. "C'est de loin la plus belle épave de bois que j'ai jamais vue. Elle se tient droite, très fière sur le fond marin, intacte, dans un fantastique état de préservation", a ajouté l'explorateur. "On peut même lire son nom Endurance inscrit en arc de cercle sur la poupe", s'est-il félicité.

L'épave gisait à environ six kilomètres du site présumé  du naufrage, ont précisé ses découvreurs. Protégée par le Traité de l'Antarctique, elle ne sera pas fouillée.

En 1914, l’expédition Shackleton part à la conquête de l’Antarctique. Mais l'expédition tourne mal et Shackleton et ses hommes n'atteindront jamais le Continent Blanc.

En janvier 1915, un mois et demi après son départ, l’Endurance est cerné par des blocs de glace en mer de Weddell. Ballotés pendant des mois sur les glaces, les marins devront survivre dans un environnement hostile, se nourrissant de viande de phoque pour améliorer leur ordinaire.

Fin octobre 1915, le navire est complètement broyé par la banquise. Pour survivre, l’équipage doit rejoindre l’île la plus proche, la Géorgie du Sud, à 640 kilomètres. Shackleton et ses 27 compagnons survivront tous après d'incroyables péripéties par des températures atteignant parfois - 45°C.

Outre les témoignages écrits, l'expédition a été photographiée et plusieurs livres ont été publiés après l'expédition, dont certains écrits par des membres de celle-ci

(LM/Picture : Marek Okon via Unsplash)

 

 

Léopold Marie

Léopold Marie

Journaliste FR en mouvement perpétuel - Sports, mobilité, environnement

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