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Notre organisme et notre urbanisme pas prêts pour cette chaleur

Ni notre organisme, ni l'urbanisme de nos régions ne sont préparés à des pics de chaleur aussi intenses, souligne le météorologue Pascal Mormal...

Lors de pics de chaleur inhabituels et répétés, tels que nous les connaissons actuellement dans nos régions, notre corps et notre santé sont soumis à rude épreuve. D'autant que nos maisons, nos villes et nos infrastructures ne sont pas préparées, comme dans les pays du sud comme l'Espagne, le Portugal ou l'Italie.

Pour Pascal Mormal, météorologue, il faut désormais nous préparer à vivre avec ces phénomènes, car "ce qui pouvait passer pour quelque chose d'absolument rarissime par le passé pourrait devenir plus récurrent dans les décennies futures si la hausse des températures s'accélère".

Avec de sérieuses conséquences pour l'environnement et les espèces, mais aussi pour la population humaine dont la santé sera mise à rude épreuve dans des villes mal préparées. "L'organisme n'est pas fait pour vivre avec des températures au-dessus d'un certain seuil, surtout dans des pays comme (les notres) où la construction des maisons et des infrastructures n'est pas du tout semblable à celle de pays chauds comme l'Espagne et le Portugal", explique Pascal Mormal. "Il va falloir énormément s'adapter dans le futur pour pouvoir supporter de telles températures."

Multiplier les points d'eau et réhabiliter les fontaines, installer des brumisateurs publics, peindre toits et bâtiments en blanc, penser des forêts urbaines, créer du mobilier urbain comme des ombrières, le chantier est immense...

Et pour réduire durablement la température, la végétalisation est une stratégie déjà adoptée par de nombreuses villes. Les arbres et les plantes permettent à la fois de protéger des rayons du soleil et de diminuer la température de l'air grâce au phénomène d'évapotranspiration.

(LpR/Picture : Sachin Agate via Unsplash )

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Journaliste FR @Tagtik - Rubriques société, politique et économie

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