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Mo Farah "soulagé" par le soutien des autorités britanniques

Après avoir avoué qu'il était arrivé au Royaume-uni sous une fausse identité quand il était enfant, Mo Farah, quadruple champion olympique, s'est dit "soulagé" mercredi qu'aucune poursuites à son encontre ne soit engagée.

Malgré les révélations de l'athlète, le ministère de l’Intérieur britannique a confirmé mardi qu’il n’engagerait "aucune poursuite contre Sir Mo Farah et que suggérer le contraire était faux".

"Je suis soulagé : pour moi, c’est mon pays. Aucun enfant ne veut être dans cette situation. On a pris la décision pour moi. Et je suis juste reconnaissant pour toutes les opportunités que j’ai eues au Royaume-Uni et fier de représenter mon pays comme je l’ai fait." a expliqué Mo Farah à la presse.

Sa femme, Tania, a expliqué qu’elle avait ressenti de la tristesse et de la colère en apprenant la véritable histoire de son mari, soulignant qu'il s'autorisait "enfin à ressentir ces sentiments de douleur et de blessure" et que le documentaire (diffusé ce 13 juillet à la BBC) aura été pour lui "une forme de thérapie".

Anobli par la reine d’Angleterre pour ses exploits sur les pistes d’athlétisme, Mo Farah a révélé mardi dans un documentaire diffusé sur la BBC qu’il était arrivé illégalement au Royaume-Uni avant d’être forcé de travailler comme domestique.

Le documentaire raconte comment Mo Farah, quadruple champion olympique (5 000 et 10 000 mètres en 2012 et 2016), est arrivé de Djibouti en Angleterre sous un faux nom à l’âge de 9 ans, avant d’être forcé à travailler dans une famille.

Mo Farah (à l'extrême gauche sur notre photo) ne s'appellerait donc pas Mo Farah mais Hussein Abdi Kahin, arrivé illégalement au Royaume-Uni sous une fausse identité, séparé de sa mère et ayant reçu le nom d'un autre enfant, raconte-t-il dans cette interview qui sera diffusée ce mercredi 13 juillet sur la BBC.

Mo Farah qui a perdu son père, tué en Somalie quand il avait 4 ans, assure s'appeler en fait Hussein Abdi Kahin. "Malgré ce que j’ai dit dans le passé, mes parents n’ont jamais vécu au Royaume-Uni". C'est son entraîneur, Alan Watkinson, mis au courant de cette 'double identité, qui aurait plus tard demandé la nationalité britannique pour Mo Farah, qui l’a obtenue le 25 juillet 2000.

Mo Farah a baptisé son fils Hussein, en référence à son vrai prénom. "Je pense souvent à l’autre Mohamed Farah, le garçon dont j’ai pris la place dans cet avion, et j’espère vraiment qu’il va bien."

(LpR /Picture : Alessandro Venturini via Unsplash)

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Journaliste FR @Tagtik - Rubriques société, politique et économie

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