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Violence dans les hôpitaux : les urgences en première ligne

Les faits de violences verbales et physiques sont malheureusement le lot quotidien des infirmiers et des agents d'accueil dans les services d'urgence des hôpitaux.

On parle de plus en plus souvent de la sécurité dans les hôpitaux. Et dans ces établissements dédiés à la santé, se sont surtout les services d'urgence qui sont concernés par la problématique de la violence à l'égard du personnel soignant.

Au CHU de Liège qui traite environ 95.000 patients par an, des réunions sont d'ailleurs régulièrement organisées pour mieux sécuriser le service des urgences. "Avec le monde, les files, l'agressivité est omniprésente", déclare Anne-Catherine Geurts, responsable du service 'logistique patient' du CHU de Liège, dans La Dernière Heure.

Le docteur Lucien Bodson, médecin urgentiste au sein de l'hôpital liégeois, confirme cette recrudescence d'agressivité : "La problématique devient de plus en plus importante. Le problème est que certains patients prennent la décision de venir aux urgences alors que cela ne se justifie pas spécialement. Nous nous écartons de plus en plus de notre mission première. Auparavant, on venait aux urgences quand il y avait réellement danger."

Si dans 90 % des cas, la violence est verbale, la violence physique existe aussi. Le Dr Bodson confie au quotidien : "Certains n'hésitent pas à donner une gifle ou à jeter du matériel en direction du personnel. On voit vraiment de tout."

Selon le médecin, ce sont essentiellement les infirmiers (dans 80 % des cas, selon lui), premiers relais des patients, qui sont victimes d'agression. Pour endiguer le phénomène, le personnel a donc suivi une formation à la gestion de l'agression. "On nous apprend comment parler au mieux avec le patient avant qu'il s'énerve ou pour limiter les dégâts (...) Il faut tenter au maximum d'éviter que cela ne dégénère", explique encore le docteur Bodson.

Actuellement, le personnel a également la possibilité de téléphoner aux agents de gardiennage sans que l'on ne s'en aperçoive, indique le quotidien. Le système peut être comparé à l'activation d'un système d'alarme. L'agent peut alors intervenir au plus vite.

Néanmoins, la problématique allant croissant, le CHU de Liège envisage que les vigiles puissent être plus souvent présents. L'hôpital pense même à aménager un pied-à-terre pour les membres du service de sécurité au sein même des urgences.

(FvE - Source : La Dernière Heure - Picture: Pixabay)

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