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Un an plus tard, le taser fait toujours débat

Un an après le lancement de la phase de test de cette arme contestée, le bilan de l'utilisation du taser reste mitigé. Même au sein des forces de l'ordre...

Le Taser, ou pistolet à impulsion électrique, est en 'test' depuis bientôt un an dans plus d’une dizaine de zones de police en Belgique. Mais son utilisation n'en finit pas de faire débat, même au sein des forces de l’ordre.

Quatorze zones de police ont donc reçudes tasers, après une brève formation,  dans le cadre de cette expérience-pilote.Les zones de police concernées sont Alost, Westkust, Limburg regio hoofdstad, Bruges, Ostende, Anvers, Zone Midi à Bruxelles, Bruxelles Ouest, Police Boraine, Liège, Arlon/Attert/Habay/Martelange, Beloeil/Leuze-en-Hainaut, Mons-Quévy et Aiseau/Presles/Châtelet/Farciennes.

Le Taser, qui n'a pas bonne réputation, permet d'envoyer des décharges électriques qui paralysent momentanément l'appareil musculaire de la personne visée. Dans les pays voisins, les forces de l'ordre utilisent ce type d'armes lorsque les matraques et les sprays au poivre ne permettent plus de maîtriser la situation.

Un premier rapport intermédiaire sur ce projet-pilote voulu par le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon à l'époque, a été rédigé par la commission permanente de la police locale. Et le bilan serait plutôt mitigé, selon ceux qui ont pu le consulter.

Le pistolet à impulsion électrique, dans le cadre strict de projet-pilote, ne peut être utilisé que dans des conditions bien définies, notamment pour 'maîtriser'de personnes sous influence.

"Mais différents rapports au niveau international démontrent qu’il est particulièrement dangereux de maîtriser des personnes droguées ou alcoolisées avec un pistolet à impulsion électrique", nuance le président du syndicat policier SLFP, Vincent Gilles, qui redoute que, selon le parquet compétent, les interprétations puissent varier quant à la responsabilité éventuelle du policier. "Il faut clarifier son utilisation. Sans cela, nous sommes contre. Et cela dans l’intérêt des policiers", martèle-t-il

Pour comprendre la position du SLFP, il faut savoir que le Taser fait partie de l'arsenal d’équipements graduels que peut utiliser un policier en cas de menace: son pepper spray, sa matraque et son arme de poing, auxquels il peut recourir, en fonction du niveau de menace auquel il est confronté. Mais où se situe le Taser dans cette gradation?

Pour le SLFP Police, l’usage de cette arme ne peut être généralisé au sortir de la phase de test, tant que ce flou juridique subsistera.

(LpR/picture : twitter )

 

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