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Quel est ce nouveau fléau qui hante les entreprises ?

La tendance au 'ghosting' sort le la sphère privée pour se répandre désormais dans la vie professionnelle. Selon les consultants de Robert Half, ce phénomène de 'fantômes professionnels' a plusieurs explications.

Le ghosting, terme issu de l'anglais "ghost", soit fantôme, désigne le fait de disparaître le lendemain d'une rencontre ou de rompre une relation sans rien dire. Si cette tendance est devenue monnaie courante dans la sphère personnelle (amour, amitié), elle se répand désormais dans la vie professionnelle, indique 7 sur 7.

Robert Half, l'agence de recrutement mondiale de conseil en ressources humaines, pointe que de plus en plus de demandeurs d'emploi ont tendance à 'ghoster' les employeurs. Pour preuve, une augmentation de 20 % du phénomène a été observée sur le marché américain.

Qu'en est-il chez nous ?

Par le passé, cette tendance était déjà présente du côté des entreprises. Qui n'a pas déjà postulé dans une société, passé plusieurs entretiens avec succès pour ensuite ne recevoir aucune réponse du recruteur ? Retour de bâton, aujourd'hui cette nouvelle habitude concernerait aussi les chercheurs d'emploi. De nombreux candidats ayant été victimes de 'ghosting' précédement n'ont plus de scrupules à faire de même.

Selon les consultants de Robert Half, ce phénomène de 'fantômes professionnels' s'explique de plusieurs façons.

La première serait une fuite de la confrontation. Le "ghosteur" ne parvient pas à affirmer son propre désir de ne pas poursuivre la relation. Il a peur de décevoir son interlocuteur ou de provoquer une situation inconfortable. Cette peur encourage la fuite.

Vient ensuite la 'guerre des talents'. Dans le marché actuel, le choix est vaste pour les employés qualifiés. Face à la multiplication d'offres, les postulants ne prennent plus la peine de répondre aux employeurs afin de conserver des relations cordiales.

Joël Poilvache, directeur chez Robert Half, souligne cette tendance : "Avec plusieurs options en cours au même moment, les candidats que nous voyons accordent moins d'importance à leurs échanges avec les entrepri­ses". Et d'ajouter: "Ils ont des priorités différentes. Par exemple, si un candidat constate que les valeurs de l’entreprise ne correspondent pas à ses préférences, il met simplement un terme à la communication et se concentre sur les autres options".

Pourtant, dans le monde d'aujourd'hui, garder une bonne réputation professionnelle est crucial. "Communiquer de manière honnête et transparente reste un gage de bonne réputation. Le monde de l'entreprise, peu importe le secteur, est est souvent un petit monde, et cela pourrait vous nuire à l'avenir. En tant que candidat, vous n'avez pas à craindre de refuser l'offre d’une entreprise. Les recruteurs sont habitués à gérer les réponses négatives”, conclut Joël Poilvache.


(FvE - Source : 7 sur 7 - Picture: Pixabay)

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