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Le cri d'alarme de la justice

"Le gouvernement est tombé et tous les partis parlent de programme, des priorités du citoyen, mais quasi aucun ne parle de la Justice", déplore le premier président de la cour d'appel de Mons, Philippe Morandini...

Le premier président de la cour d'appel de Mons, Philippe Morandini, lance un appel au secours et interpelle les parlementaires. En cause? Le nombre insuffisant de magistrats et de greffiers: "La Justice craque de partout", indique-t-il au journal Le Soir.

S'adressant directement au Parlement puisque le gouvernement est en affaires courantes et que seuls les parlementaires sont en mesure de faire bouger les choses, via les douzièmes provisoires, il presse la classse politique, toutes tendances confondues, de doter la justice des crédits nécessaires pour que les moyens humains définis par la loi lui soient réellement accordés.

Dans tous les tribunaux du pays, la situation est alarmante : manque de magistrats et de greffiers, bâtiments délabrés, et arriérés judiciaires qui gonflent.

"Le gouvernement est tombé et tous les partis parlent de programme, des priorités du citoyen, mais quasi aucun ne parle de la Justice, de son manque crucial de moyens humains. Elle ne semble pas être une priorité alors que l'on parle de renouveau démocratique", déplore M. Morandini.

Dans ce contexte, les journaux du groupe Sudpresse annoncent que les acteurs du monde judiciaire envisagent des actions pour marquer leur mécontentement, le 20 mars prochain. "Un peu partout dans le pays, ils protesteront contre le manque de moyens qui handicape ce service essentiel de notre démocratie", explique Vincent Macq, procureur du roi de Namur et président de l'Union professionnelle de la magistrature.

(LpR/Picture : Pixabay)

 

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