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« Slow life » : comment prendre le temps de vivre ?

La fin de l’été approche doucement, la rentrée scolaire commence à animer les conversations et la nostalgie succède peu à peu aux vacances. A ces changements naissant se greffent les tensions anciennes et le stress face à la nouveauté. Si ces symptômes désagréables deviennent trop envahissants, on vous propose de tester la « slow life », une philosophie de vie qui consiste à ralentir le rythme.

Apparue dans les années 1980, la slow life invite ses partisans à redéfinir le temps, suivant un modèle plus lent dans lequel le moment présent a toute son importance. Ce concept est né en réaction au fonctionnement de la société, au mode de vie du monde occidental qui met en valeur la productivité au mépris du bien-être. En Occident, la représentation du temps est linéaire : « soit on l’utilise, soit on le perd » indique la RTBF. Et, par crainte de gaspiller le temps en ne faisant rien, la tendance est au remplissage à tout prix et à la vitesse sans limite. Aujourd’hui, bon nombre de dépressions, d’états anxieux, de burn-out répétitifs s’expliquent par ce mode de vie effréné. Afin de prendre soin de vous et de votre santé mentale, la slow life tombe à pic.

Cette philosophie tend à s’appliquer dans tous les domaines de la vie courante. Au travail par exemple, le « slow working » privilégie les pauses, un instant détente de 5 à 10 minutes toutes les 90 minutes, ou des micropauses de 60 secondes si cela s’avère plus applicable. Il s’agit d’octroyer à votre cerveau le temps de se réoxygéner et de souffler un peu. L’essentiel n’est donc plus d’éparpiller votre énergie à tout-va et de courir dans tous les sens mais de l’économiser en apprenant à doser votre effort. La notion d’efficience vient détrôner celle d’efficacité. L’objectif est de parvenir à un maximum de résultats en déployant un minimum de ressources. Selon la RTBF, « l’impression de ne pas avoir assez de temps pour accomplir ses tâches est l’une des principales sources de tensions ». Le slow working s’annonce alors comme la solution idéale pour atténuer la sensation de manque de temps, à l’origine de vos angoisses.

L’alimentation et la manière de se mettre à table conditionnent également votre bien-être. En 1986, la slow food fait ses premiers pas, elle veut rendre hommage à la cuisine traditionnelle, aux produits locaux et aux aliments biologiques. Contre l’ouverture d’un McDonald’s sur la Piazza di Spagna à Rome, c’est le critique culinaire Carlo Petrini qui inaugure le mouvement. Doucement, les habitudes alimentaires changent et se diversifient. A l’heure actuelle, 83 000 personnes dans plus de 50 pays ont rejoint la philosophie slow food.  

Véritable état d’esprit et façon d’être dans le temps, la slow life instaure le partage de moments simples et l’envie de considérer le présent autrement, sans faire de projections. La transition entre rapidité excessive et lenteur bienfaitrice ne se fait pas aisément mais elle peut s’avérer nécessaire pour mieux vivre les transformations qui vous traversent.

(Anne-Sophie Debauche - Source : RTBF - Illustration : Pixabay - JacksonDavid)

Anne-Sophie Debauche

Anne-Sophie Debauche

Rédactrice web - bien être et beauté au naturel - testeuse cosmétiques - écriture addict

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