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Former un gouvernement? Les négociateurs ne se connaissent pas!

Le principal obstacle à la naissance d'un nouvel attelage pour diriger le pays? Des négociateurs qui ne se connaissent pas. Et les relations personnelles sont très importantes au plus haut niveau politique, souligne La Libre

Comment former un gouvernement au niveau fédéral alors que la plupart des négociateurs ne se connaissent pas pour cause de renouvellement du personnel politique, en général et, des présidents de parti, en particulier?

Cette question, apparement anodine, ne recèle-t-elle pas un des principaux obstacles à la naissance d'un nouvel attelage pour diriger le pays? C'est en tout cas ce que pointe La Libre qui souligne que les nombreux partis en voie d'élire un nouveau président (ou qui viennent de le faire) compliquent encore un peu plus la tâche de Paul Magnette qui, soit dit en passant, vient lui-même de succéder à Elio di Rupo à la tête du PS.

Car la succession d’élections internes pèse inévitablement sur le processus de formation du gouvernement fédéral. "C’est un peu compliqué parce que les personnalités ne se connaissent pas", explique un négociateur. Les relations personnelles, les agendas et les réseaux sont très importants dans une négociation, même au plus haut niveau politique.

Il faudra donc attendre le nom du successeur de Wouter Beke à la présidence du CD&V, un des noeuds de la négociation, pour en savoir plus sur la ligne politique suivie par les sociaux-chrétiens flamands.

Au MR, qui de Georges-Louis Bouchez ou de Daniel Ducarme sera finalement appelé à négocier (ou à valider un accord)? En attendant, ce sont Sophie Wilmès et Willy Borsus qui discutent.

Que dire de Conner Rousseau, 27 ans, à la tête du SP, inconnu au bataillon et pour le moment chaperonné par la cheffe du groupe SP.A à la Chambre, Meryame Kitir?

Du côté d'Ecolo, ce sont Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane les nouveaux co-présidents d’Écolo qui tiennent la barre des négociations, la seconde nommée étant relativement novice.

Enfin, du côté des libéraux flamands, il faudra attendre le mois de mars prochain pour connaître le nom du nouveau président de l'Open VLD. Quelle sera sa tendance ? Plutôt centre-droite comme la présidente actuelle Gwendolyn Rutten? Plus marquée par le néo-libéralisme , comme Alexander De Croo? Ou davantage libérale sociale, comme le bourgmestre de Gand Mathias De Clercq?

En attendant de le savoir, ces "vides" du pouvoir et l'inexpérience de négociateurs qui se connaissent à peine ne jouent pas en faveur d'une sortie de crise rapide.

(LpR avec La Libre/Picture : Pixabay)

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