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Brexit : le cauchemar d'un "no deal" se précise

Se préparer à un plan B ne signifie pas pour autant que les 27 aient renoncé à une solution plus raisonnable. La position de l'UE n'a pas varié d'un iota : elle fera tout ce qui est possible pour que l’accord conclu avec le gouvernement britannique entre en vigueur le 29 mars 2019.

La Première ministre Theresa May a conservé un semblant de confiance au sein des conservateurs, son propre parti. Mais, si elle a remporté une première victoire, la guerre est loin d'être gagnée. Elle aura en effet la lourde tâche de convaincre le Parlement britannique d'approuver l'accord sur le Brexit, tel qu'elle l'a conclu avec l'UE.

Au sein des Tories, un tiers des membres du parti ne lui font plus confiance: si 200 députés l'ont soutenue, 117 ont voté contre elle. Une heure à peine avant le vote, elle a d'ailleurs reconnu qu'elle ne dirigerait plus les conservateurs aux prochaines élections.

Les 27 états membres semblent de plus en plus convaincus que le Royaume-Uni quittera l'UE sans accord. Ils se préparent donc à ce "no deal brexit" et tentent d'ores et déjà d'en limiter les conséquences.

"Il y a un problème avec la ratification à la Chambre des Communes et plus le temps passe, plus la possibilité d’un no deal augmente", a averti une source européenne de haut rang, mercredi après-midi.

La Commission européenne a publié en juillet près de 70 notes préparatoires qui définissent les domaines pour lesquels des mesures prioritaires doivent être prises en cas de 'no deal': transport aérien, services financiers, douanes, règles sanitaires et phytosanitaires, transfert de données à caractère personnel.... Elle prépare également l'adaptation de diverses législations européennes (politique des visas, efficacité énergétique,'homologation des véhicules automobiles, l'inspection des navires, ...).

Mais se préparer à un plan B ne signifie pas pour autant que les 27 aient renoncé à une solution plus raisonnable. La position de l'UE n'a pas varié d'un iota : elle fera tout ce qui est possible pour que l’accord conclu avec le gouvernement britannique entre en vigueur le 29 mars 2019.

Sans cela , il faudra affronter un Brexit dur et l'effondrement d'un jeu de dominos aux conséquences incalculables.

(LpR avec Fausto - Source: Times, Volkskrant, La Libre/Picture: Pixabay)

 

LpR

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Sport and data journalist @Tagtik - Crystal Palace, Andy Hampsten, Antoine Blondin & Sachin Tendulkar - redaction@tagtik.be

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