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Vitesse réduite sur nos autoroutes ?

Dans certains pays d'Europe, les vitesses autorisées sur les routes et les autoroutes s'affichent à la baisse. Qu'en est-il chez nous ? Et qu'en pensent les différents acteurs du secteur ? 

En Europe, on remarque une forte tendance à baisser les vitesses autorisées sur les routes et les autoroutes. Ceci tant pour des raisons environnementales que de sécurité routière, indique La Dernière Heure.

Ainsi, les Pays-Bas songent sérieusement à limiter la vitesse à 100 km/h sur les autoroutes. Par ailleurs, en France, le Président E. Macron a pris la décision de diminuer la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h sur plusieurs axes du réseau routier hexagonal.

Qu'en est-il chez nous ? Et qu'en pensent les différents acteurs du secteur ? 

Vias, l'institut spécialisé dans la sécurité routière, semble favorable à une baisse de 120 à 100 km/h. Benoît Godart, porte-parole de l'institut explique : "La vitesse augmente le risque d’accidents et leur gravité. Donc, sur le papier, abaisser la limitation à 100 km/h au lieu de 120 est très positif pour la sécurité routière ! Rappelons qu'un accident grave sur trois est dû à une vitesse excessive".

Si Vias est convaincu des avantages de cette mesure, il est aussi parfaitement conscient qu'un tel règlement sera difficile à mettre en place en l'état actuel. L'institut pointe que pour l'heure la limitation à 120 km/h n'est déjà pas respectée sur nos autoroutes puisque presque un conducteur sur deux dépasse cette limitation. Sans des contrôles fréquents et stricts, la vitesse à 100 km/h sera encore moins respectée, conclut Vias.

Si cette hypothétique mesure a ses adhérents, elle aussi ses opposants. C'est notamment le cas de Touring, qui se dit contre une baisse généralisée de la vitesse autorisée sur autoroute. Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring, indique : "Il y a deux objectifs. Primo, la sécurité, secundo, la qualité de l’air. Pour atteindre ces objectifs, il faudrait idéalement garantir en permanence un trafic fluide (...) Pour cela plusieurs mesures doivent être mises en place simultanément. Il faut une infrastructure moderne et intelligente, une réglementation de vitesse cohérente qui tient donc compte de la météo, de la densité du trafic. Il faut aussi des véhicules moins polluants."

Touring ajoute qu'il ne faut pas aujourd'hui comparer les réglementations de vitesse avec la Hollande, la France ou l'Allemagne qui disposent de réseaux routiers plus modernes et plus sécurisés et beaucoup mieux contrôlés. Si la mesure est un jour mise en place chez nous, Touring estime qu'il faudrait des systèmes de contrôle plus fréquents voire permanents afin d'obtenir l'adhésion des usagers de la route.

Du côté des automobilistes, l'idée en fait bondir plus d'un. Et du côté des politiques, le débat agite... Toutefois, le gouvernement actuel étant en affaires courantes, cette décision éventuelle dépendra du prochain ministre de la Mobilité, conclut La Dernière Heure.

(FvE - Source: La Dernière Heure / Illustration Picture: Pixabay)

FvE

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