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Mourir de manière écologique, c'est possible

Grâce à la montée en puissance de l'écologie, de nouvelles alternatives émergent en matière funéraire. Et si, au lieu d'être enterrés ou incinérés, nous décidions de nous faire "humuser" ?

Nous sommes poussière et nous retournerons à la poussière, dit l'adage... Tous les rites funéraires n'ayant pas le même bilan carbone, peut-on imaginer des obsèques plus respectueuses de l'homme et de la planète ?

Creusons un peu plus ce sujet bien à propos en cette semaine de Toussaint...

En Belgique, pour les trois cents personnes qui décèdent chaque jour, seuls deux choix sont possibles en matière de funérailles: l'incinération ou l'inhumation. Et là, des différences se marquent. Alors qu'au sud du pays, 37 % des défunts optent pour l'incinération, ils seraient 78 % en Flandre à faire ce choix. Cette différence s'explique entre autres par le fait qu'au nord du pays les terrains sont moins nombreux.

Ces deux pratiques ont toutes deux un impact sur l'environnement, le sol, l'air et l'eau.

Grâce à la montée en puissance de l'écologie, de nouvelles alternatives émergent. Et si, au lieu d'être enterrés ou incinérés, nos compatriotes décidaient de se faire "humuser" ?

L'humusation, mais qu'est-ce au juste ? Cette technique consiste à placer le corps du défunt, sans cercueil, dans un simple linceul, au milieu de 20 centimètres de copeaux de bois d'arbres élagués. Après une année, le corps du défunt se décompose et prend la forme d'un terreau sain et fertile.

Chez nous, si cette pratique funéraire singulière n'est pas encore encadrée, ni autorisée par la loi, la tendance est en marche.

Afin de donner une réponse aux citoyens soucieux d'allier mort et écologie, une association belge, la fondation "Métamorphose pour mourir… puis donner la vie", défend ce rite funéraire singulier. La fondation milite pour légaliser l'humusation comme 3ème mode de sépulture aux côtés de la crémation et de l'inhumation.

Dans le même ordre d'idée, l'année passée, le Ministre wallon de l'Environnement, Carlo Di Antonio (CDH), a débloqué une enveloppe d'environ 50.000 euros pour réfléchir à ces questions en collaboration avec l'UCL. C'est l'Earth and Life Institute de l'Université catholique de Louvain qui a été chargé de la mise en oeuvre de cette recherche insolite.

Ce compostage des corps n'est pas une technique neuve. Il est déjà pratiqué au Canada pour le bétail. A ce jour, aucun test n'a encore été réalisé sur des cadavres humains.

(FvE - Source: La Dernière Heure / Illustration picture: Pixabay)

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