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Anvers : la piste des braqueurs est encore chaude...

L'enquête sur le braquage, via un tunnel creusé sous la rue, d'une agence Fortis anversoise, progresse à grands pas. Un Géorgien de 27 ans a été arrêté lundi soir. Il nie avoir eu connaissance du projet criminel et comparaîtra vendredi devant la chambre du conseil.

L'homme interpellé aurait fourni du matériel aux braqueurs. Il aurait ainsi acheté une meule dans un magasin de bricolage en Hollande, ladite meule ayant ensuite servi au braquage. Cet outil a été retrouvé par les enquêteurs dans le tunnel creusé par la bande.

En vérifiant son numéro de série, les enquêteurs ont pu déterminer dans quel magasin l’appareil avait été acheté et sont ainsi remonté rapidement jusqu'au suspect. Mais les véritables auteurs courent toujours.

Dans les coulisses de l'enquête, il se murmure que les criminels, pourraient tous provenir du milieu géorgien. Dans le passé, cette mafia locale a déja signé quelques braquages ​​audacieux chez des diamantaires anversois.

Il semblerait aussi que les cambrioleurs, relativement imprudents, aient laissé beaucoup d'indices qui pourraient s'avérer confondants derrière eux. Mettre la main sur cette bande n'est désormais sans doute plus qu'une question de temps.

L'un des suspects aurait ainsi laissé au propriétaire son vrai numéro de téléphone portable lors de la location de l'appartement dans la Nerviërsstraat, à partir duquel le tunnel a été creusé.

Le propriétaire de l'appartement a même vu les visages de ses deux locataires et a pu les identifier, confirme-t-il aujourd'hui à Het Laatste Nieuws.

Un riverain a même noté la plaque d'immatriculation de la voiture dans laquelle les sacs de gravats provenant du tunnel étaient chargés.

Derrière eux, les voleurs ont laissé un matelas, des rallonges, des marteaux pneumatiques, une meule et d'autres matériaux de construction. Sur la base de ces numéros de série, il devrait être possible de retrouver ceux qui les ont acheté. Sans parler des traces ADN laissées un peu partout et qui doivent être utilisables.

Enfin, il y a aussi de nombreuses caméras de surveillance présentes dans ce quartier. L'une d'elles est situé à 25 mètre à peine de l'appartement d'où son parti les braqueurs. 

(LpR avec Skwadra - Illustration picture: Pixabay)

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Journaliste FR @Tagtik - Rubriques politique - société - économie - conflits

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