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Comment adoucir votre facture de chauffage

Avec le froid qui s'installe, la tentation de rallumer son chauffage se fait sentir. C'est donc le bon moment pour vous pencher sur vos choix énergétiques.

L'automne et l'humidité étant de retour, vous n'allez sans doute pas tarder à rallumer votre chaudière. C'est donc le bon moment pour vous pencher sur vos choix énergétiques, le chauffage représentant en moyenne 55 % de la facture d'énergie d'un ménage.

Petit tour de piste...

Première option, le gaz naturel. Une solution relativement bon marché, puisqu'il faut compter 1.000 à 1.500 euros par an pour se chauffer, auxquels s'ajoutent environ 2.600 euros pour l'installation de la chaudière et 60 euros annuels pour son entretien. Autre avantage du gaz naturel: pas de stockage ni de commande. Mais attention, le prix du gaz étant très fluctuant, vous ne sera pas à l'abri de soudaines augmentations. Enfin, en Wallonie, certaines zones sont éloignées de toute conduite de gaz et les frais de raccordement au réseau peuvent être décourageants.

Deuxième option, le mazout. Malgré la disparition annoncée des chaudières à mazout en 2035, cette solution garde les faveurs de nombreux Belges, surtout en Wallonie, dans lez zones où le réseau de gaz n'est pas suffisamment développé. Avantage du mazout : on peut surveiller facilement sa consommation et jouer sur les fluctuations saisonnières du prix pour faire son stock au moment le plus propice. Mais une chaudière à mazout coûte à peu près le même prix qu'une chaudière à gaz, sans compter l'installation de la cuve, qui peut atteindre les 7.000 euros. Un budget mazout de 1000 euros par an est un minimum pour les besoins d'une famille moyenne. Le mazout est lui aussi très sensible aux fluctuations du marché et son prix peut quasiment doubler d'une année à l'autre.

Troisième option, se chauffer à l'électricité. L'idée est plutôt tentante : pas d'entretien, pas de stocks à gérer et un coût d'installation faible. Une chaudière ne coûte pas plus de 200 euros. Mais attention, la facture peut être franchement salée. L'électricité est trois à quatre fois plus chère que le gaz ou le mazout, un coût qui peut évidemment être réduit avec l'installation des panneaux photovoltaïques. Conclusion: le chauffage électrique est une bonne solution d'appoint.

Quatrième possibilité, le bois. Pour ceux qui souhaitent abandonner les carburants fossiles et les énergies non renouvelables, le bois de chauffage et les pellets offrent une alternative écologique et économique intéressante. Les bûches et les pellets sont de loin les plus économique à long terme. Une chaudière à bois ou à pellets reste toutefois relativement chère à installer, 3.800 euros en moyenne, et nécessite un entretien annuel tournant autour de 200 euros. Prévoyez un lieu de stockage bien sec pour les pellets et le bois et suffisamment d'espace pour empiler vos bûches.

Au moment de peser le "pour" et le "contre", pensez aussi à l'isolation de votre logement. Cela vous permettra d'opter pour une chaudière moins puissante, et donc moins coûteuse.

(FvE - Source : La Dernière Heure - Picture : Pixabay)

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