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Bière et frites menacées par le réchauffement?

Hausse des températures aidant, certains de nos mets préférés pourraient bien disparaître dans un proche avenir… ou voir leur prix s'envoler, estiment des études scientifiques. Adieu, bière, frites et chocolat?

Un monde sans bière, sans frite et sans chocolat. Cauchemar ou réalité? Ce scénario ne paraît en tous cas pas complètement improbable. En cause: le réchauffement climatique

Sécheresses, canicules, inondations, catastrophes naturelles, le réchauffement global de la planète pourrait bien bouleverser durablement nos modes de cultures et nos habitudes alimentaires. La preuve avec trois piliers de notre alimentation.

Prenons, par exemple, la bière, breuvage national en Belgique. Sa production est à terme menacée par le réchauffement climatique, prévient un article publié dans la très respectée revue scientifique Nature en 2018. Vagues de chaleur et assèchement nuisent en effet à la culture de l’orge, dont est tiré le malt qui fait les meilleures 'pils'. Raréfaction du produit et explosion des prix sont à redouter...

Même scénario pour le sacrosaint morceau de chocolat, détaille un article publié en 2016 sur le site de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique. Les cacaoyers poussent dans une étroite bande qui chevauche l’équateur et sont très gourmands en eau. Ici aussi, le réchauffement climatique pourrait avoir pour première conséquence de diminuer drastiquement les rendements. A tel point que certains rêvent déjà de graines de cacaoyers génétiquement modifiées et adaptées à un climat plus chaud et sec.

Enfin, comment ne pas évoquer la pomme de terre, autre ingrédient essentiel de la vie des Belges, amoureux de leurs frites nationales?

Or, le précieux tubercule supporte très mal la chaleur. La canicule de 2018 et la récolte catastrophique qui a suivi ont fait exploser le prix de la pomme de terre en Grande-Bretagne, souligne une publication de Climate Coalition, un collectif qui regroupe 130 ONG britanniques.

Et avec des pommes de terre de plus petit calibre, les frites deviennent plus courtes. Sans parler du prix du cornet, qui pourrait lui aussi exploser. Alors, la frite bientôt produit de luxe ? "C’est inimaginable pour nous mais cela pourrait bien devenir une réalité", estime le WWF.

(LpR - Source : We Demain/Photo by Melissa Walker Horn on Unsplash)

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Sport and data journalist @Tagtik - Crystal Palace, Andy Hampsten, Antoine Blondin & Sachin Tendulkar - redaction@tagtik.be

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